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Mercredi 23 juillet 2008

 

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Quarant'-six centimètres, mesure du bonheur
Trois kilos de tendresse et d'infinie douceur.
En ce jour de juillet, nos âmes sont en liesse
Bienvenue en ce monde, Ô toi petite nièce.

Amenant avec toi le soleil du Maroc
Illuminant nos coeurs avant le chant du coq
Maghreb et Normandie en toi sont mélangés
Donnant à ta peau nue des saveurs orangées.

Petit bébé fragile endors-toi car vois tu
Ta cousine Lucy pose ses yeux émus
Sur tes premiers rêves, tes premiers sommeils
Sur tes futurs sourires, avec joie elle veille.

Je vois par la fenêtre un long vol d'hirondelles
Pour annoncer au ciel la sublime nouvelle
De ta venue sur Terre petite demoiselle
Et chanter aux étoiles le beau prénom d'Adèle.

zazou
juillet 2008

par zazou publié dans : poèmes communauté : BLOGS, en parler ...
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Mercredi 16 juillet 2008
Désolée pour l'absence d'articles: mon ordinateur est mort et celui de mon mari bugue trop souvent.
Le temps de réussir à installer internet sur un vieux portable (c'est pas gagné) et je re-publierai.

Bonne nouvelle cependant: je vais être tata dans les heures qui suivent.

Bisous à tous.
par zazou publié dans : divers communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 4 juillet 2008

Cela faisait quelques jours qu'une odeur cadavérique empuantissait l'appartement d'Ana. Ce ne pouvait être que quelque rongeur crevé, parfaitement dissimulé. Elle eut beau fouiller partout -sous les meubles, derrière le lave-linge et même dans les canalisations- rien n'y fit. Elle ne parvenait pas à localiser la source de ces miasmes putrides.
Par ailleurs, la jeune femme mettait un point d'honneur à offrir à ses éventuels visiteurs la vision d'un logement impeccablement tenu. C'était une question de fierté personnelle. Mais cette fois, son ego était olfactivement mis à mal. De plus en plus mis à mal. Durant cette semaine, l'odeur n'avait fait qu'empirer, semblant tout imprégner. Dans les armoires, les sachets de lavandes exhalaient leurs derniers soupirs. Des diffuseurs de parfums n'émanaient plus qu'une agonie de printemps.

Cette nuit-là serait la dernière nuit qu'elle passerait ici. Il n'était plus possible de dormir sereinement tellement les effluves étaient insoutenables. Il fallait absolument trouver l'origine du problème. Dès demain, elle squatterait chez sa meilleure amie, Judith. Regonflée par cette bonne résolution, Ana se glissa énergiquement dans ses draps.

« Des draps mortuaires » susurra une voix à son oreille. La frayeur dégonfla son enthousiasme. Personne. Bon sang, les vapeurs nocives embrumaient son cerveau! Elle se raisonna. Pas question de se laisser embarquer par une imagination débordante.
Elle se recoucha.
L'odeur n'avait jamais été aussi palpable qu'en ce moment. Elle se matérialisait en une boule oppressante qui comprimait sa cage thoracique. Elle s'insinuait jusque dans sa bouche, engluant sa langue, obstruant sa gorge. Ana suffoqua. Elle se débattit. Elle se noya. Cette saleté voulait la tuer. Elle se débattit. L'odeur voulait la tuer. La tuer. La tuer.
La jeune femme se redressa brutalement, haletante. Une froide transpiration collait à son dos sa légère chemise de nuit. Elle avait rêvé, bien sûr. Et pourtant... Pourtant elle pouvait encore sentir le bâillon fantôme par delà sa glotte. Sa poitrine était encore douloureuse de la pression qu'elle avait subie.

Ana fixa l'obscurité. Les poils de ses bras se hérissaient. Une chair de poule parcourait son épiderme. Elle frissonna. Elle avait peur, horriblement peur. Non! Elle n'avait pas rêvé. Tout cela était réel. Mais pourquoi? Que se passait-il? Ses cordes vocales vibraient, s'apprêtant à hurler une terreur glaciale, lorsqu'un flash traversa son esprit. Se pouvait-il que ces phénomènes aient une explication aussi absurde?
Elle chercha à tâtons la corde d'une lampe de chevet et enclencha l'interrupteur. Au lieu d'une clarté rassurante, seule une lumière terne émanait de l'ampoule. Cette odeur d'outre-tombe n'agissait pas seulement dans sa tête ou sur son corps. Elle n'alourdissait pas seulement l'atmosphère. Elle enveloppait chaque élément d'une noirceur insaisissable et maléfique.
"Cette odeur est vivante!" souffla à nouveau la voix.
Des doigts cadavériques s'insinuèrent dans le corsage de la jeune femme et caressèrent ses seins. Ana bondit en arrière et se recroquevilla contre son oreiller. Personne. Il n'y avait personne. Elle baissa les yeux vers la peau pâle de ses fruits jumeaux. Cinq traces verdâtres, légèrement phosphorescentes, s'y trouvaient. Quelques asticots, gras et luisants, se tortillaient dans le sillon de sa poitrine.  Ana hoqueta d'horreur. Elle frappa son torse en gestes saccadés, totalement paniquée. Elle se dévêtit en hâte et jeta sa chemise de nuit en boule, dans un coin de sa chambre.

L'odeur sembla reculer. Ana tenta de respirer profondément pour reprendre le contrôle de ses nerfs. Elle saisit le livre posé sur sa table de nuit. Férue de tradition chinoise et souhaitant opérer des changements dans sa vie, elle avait acheté un ouvrage sur le Feng-Shui, dix jours auparavant. Le Feng-Shui était basé sur le fait qu'en modifiant l'agencement des meubles d'une pièce, notre champ d'énergie chi s'en trouvait modifié. Du moins Ana le croyait. 2tait-il possible qu'elle eut fait une erreur?  Avait-elle par mégarde laisser entrer de l'énergie chi négative, voire maléfique, dans son petit F3? Pourtant, elle avait suivi les conseils donnés et... Avec des yeux emplis d'effroi, elle vit le livre sauter de ses mains. Les pages tournaient toutes seules, dans un sens et dans l'autre, de plus en plus vite. Elles produisaient un son terrifiant. Elles emblaient ricaner. Soudain, le ballet démoniaque cessa. Le livre s'immobilisa, ouvert. Ana, qui l'avait pourtant étudié en profondeur, ne reconnut pas les pages qui brillaient d'un éclat sombre. Elle ne le toucha pas. L'idée même de l'effleurer la répugnait. Elle observa le schéma illustrant le feuillet. Le hasard avait fait qu'elle avait agencé ses meubles exactement comme sur le dessin. Hasard ou destin? La légende indiquait: "invoquer les démon par le Feng-Shui. Ainsi, sans le vouloir, elle avait libéré les esprits malfaisants enfermés dans les murs de son F3!
L'odeur se fit plus pesante que jamais, sentant la victoire toute proche, guettant sa victime.  Bien qu'il n'y eût pas le moindre souffle d'air, le carillon éolien tinta, comme une invitation à fuir. En proie à une terreur incoercible, Ana se rua vers la porte. Cette dernière subit d'irréelles distorsions et une face démoniaque en surgit. Le diable s'abattit sur la jeune femme. Des griffes invisibles, impitoyables enserrèrent son coeur qui explosa.

Le lendemain, les gendarmes constatèrent le décès. Ils avaient été avertis par une habitante de l'immeuble, affolée par les bruits désordonnés qui émanaient de l'appartement voisin. La cause de la mort était incompréhensible et l'enquête ne mena à rien. Les parents de la jeune femme récupérèrent les effets personnels. Ils offrirent à sa meilleure amie quelques objets qui avaient appartenus à leur fille. Parmi eux, un livre traitant du Feng-Shui. Judith, pensa qu'en appliquant les conseils écrits dans l'ouvrage, elle ferait moins douloureusement le deuil d'Ana. Elle se promit de modifier son environnement aussitôt que possible.



Fin

Zazou
juillet 2008
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Jeudi 3 juillet 2008
La fin, heureuse, de ce poème. J'avoue que j'avais perdu l'espoir de le terminer un jour.

Ton nom résonne en nous, toi Ingrid Betancourt
Tu as voué ta vie au bien de ton pays
Luttant contre la drogue, plaie de ta Colombie
Tu restes une icône, d'un peuple le recours

Déjà cinq ans d'absence privée de liberté
Malgré chaînes et fers tu gardes la fierté
D'un combat fort et juste contre la corruption
Jamais tu ne faillis, périlleuse mission.

Aux mains depuis ce temps de ces guérilléros
De rebelles marxistes coupables de tes maux
Ton visage est creusé par toutes les épreuves
Mais tu es bien vivante, nous en avons la preuve.

L'amour de tes enfants traverse les nuages
Arrivant jusqu'à toi, te donne le courage
Un jour va arriver, ils seront dans tes bras.
Mais que l'attente est longue, nous pensons tous à toi.

Garde l'espoir Ingrid la lumière est en toi
Garde l'espoir Ingrid tu dois y croire encore
Dans cette jungle obscure vous vivez tels des morts
Mais tu es bien vivante, nous pensons tous à toi.

décembre 2007

La flamme de ton coeur jamais ne s'est éteinte
Aujourd'hui dans tes bras en une folle étreinte
Nouée par émotion, tu serres tes enfants
Embrasse le bonheur de tes amis présents.

Mais tu ne peux connaître, un bienheureux repos
Car maintenant tu es vibrant porte-drapeau
De tous ces prisonniers qui sont restés là-bas.
Tous tes frères de larmes, ne les oublions pas.


3 juillet 2008


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Samedi 28 juin 2008

Sex

Hebergement gratuit d image et photoVierge à l'Enfant entourés d'anges
Jean Fouquet - 1450
peinture sur bois


A l'heure de la sexte, sixième heure du jour
Je sifflote l'office en air de troubadour
Le regard dans le vague, perdus sur les piliers
Dans leurs habits gothiques de voûtes sexpartites.

Mes pensées sont ailleurs, maniant le sextant
Pour échapper aux chants de la sexagésime.
Elles m'emmènent  loin vers le pays des rimes
Où sonne à mes oreilles un sextolet troublant.

Un sextillion de fois au moment de la messe
Où trônent les fidèles brebis sexagénaires
Je voyage en volant vers mon imaginaire
Qui vaut bien le sextuple de ces vaines confesses.

Après cette lecture tu sembles bien déçu.
Ainsi tu as douté en mon humble vertu?
A quoi t'attendais-tu en parcourant ces vers?
Qui puis-je si tu as un tel esprit pervers?

Où alors est-ce moi qui suis mauvaise langue?
Au titre du poème tu voulais je devine
Un écrit en sextuor ou bien une sextine.
Tu m'en vois désolée, ils restent dans leurs gangues.


zazou
juin 2008

 

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